Les vendeurs

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Les vendeurs de Macadam ne tendent pas la main. Et n’attendent pas de pourboire. Ils sont vendeurs colporteurs de presse, fiers de leur métier et de leur journal. Acheter leur Macadam est le plus beau des respects.

Témoignage d'Olivier, vendeur Macadam

Retrouvez le témoignage d’Olivier, vendeur chez Macadam, sur le site de la Chaîne du Cœur

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Témoignage Leila

Découvrez également le portrait de Leïla, vendeuse chez Macadam

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Jean-Claude, Paris

Problèmes familiaux, problème de travail… Jean-Claude prend la décision de changer de vie. Six mois après son départ, il se retrouve à la rue. Pour moi, Macadam a été un formidable tremplin vers la ré-insertion. Après 9 mois de démarches, il a obtenu un poste à la bibliothèque de Villeurbanne (69) où il s’occupe de l’animation. Lui qui fut adjoint au maire d’une petite commune, syndicaliste, engagé dans divers mouvements avoue : « J’ai l’impression d’avoir beaucoup donné sans jamais rien recevoir… Aujourd’hui, grâce au journal, j’ai pu m’assumer et surtout reprendre confiance en moi ».

Michel, Bretagne

Michel Pitrey, le cordonnier du centre commercial Stoc d’Avranches (Manche) n’a jamais baissé les bras. Après son licenciement, il n’avait qu’un but. Ouvrir sa cordonnerie. Mais sans un sous, rien de facile… Alors, durant deux années, le futur patron s’est fait vendeur du journal Macadam. Une activité qui lui permet de vivre au quotidien et, sous après sous, d’économiser pour se constituer le capital de son projet. Il y a maintenant un an et demi, Michel a pu franchir le pas et s’installer… Aujourd’hui, quand il rencontre un vendeur de Macadam, il se fait un plaisir de lui acheter le journal et de lui expliquer, preuve à l’appui, que l’issue peut se cacher entre ces feuilles de papier.

Annick, Lyon

C’est suite à des déboires d’un mariage « catastrophique », qu’Annick a dû recommencer sa vie à 0… et vendre Macadam… « Grâce au journal, dit-elle, j’existe, je garde le moral, je ne suis pas coupée du monde. Je vis des moments privilégiés dans la rue par les nombreux contacts humains ». Elle poursuit : « j’ai découvert des personnes dotées d’une grande richesse intérieure et c’est par le biais de la vente du journal dans la rue que je partage leurs joies, leurs craintes. Je sais bien que par delà la souffrance, il y a une grande espérance.

Jean François, Lille

L’œil rieur et le sourire aux lèvres, Jean-François arrive chaque jour à la gare de Lille à 10h30 pour en repartir vers 15h. Qu’il pleuve ou qu’il vente, il s’astreint à des horaires car, pour lui, pas question de prendre à la légère ce qu’il considère comme son « seul contact avec la réalité ». « Une petite plaisanterie, un sourire, lui ont permis de se faire remarquer des passants. Jusqu’à ce jour où l’un deux lui a permis de retrouver son métier passé : peintre en bâtiment…

Léa, Paris

« 50 ans, c’est trop vieux pour le boulot ». Cette phrase revient comme un refrain dans la vie de Léa. Depuis qu’elle a perdu son emploi dans une usine de reins artificiels, « remplacée par un robot », comme elle aime à dire, Léa est devenue vendeuse de journaux.  » La dame élégante, Macadam sous le bras, a « négocié » un emplacement devant une supérette Casino, à deux pas de chez elle. Là, elle a trouvé des clients réguliers. « J’adore le contact avec les gens. La plupart des clients du magasins discutent avec moi. Comme ils me voient régulièrement devant la porte, ils se confient et me racontent leurs problèmes. Bien souvent je leur suis de précieux conseil ! Je crois que si j’étais médecin, je n’en saurais pas plus sur chacun d’eux… » sourit-elle. Son sourire, son regard attentif fait plus que de longs discours.

Bernard, Lyon

À 48 ans, ce cuisinier de profession ne se fait guère d’illusions sur son avenir professionnel. « Depuis l’âge de 14 ans, je travaillais dans la restauration. Jusqu’au jour où tombant malade, je me suis aperçu que mon employeur ne m’avait jamais déclaré. Je n’étais pas couvert par la sécurité sociale. » C’était il y a un peu plus de deux ans. « C’est grâce à mes clients que je suis encore là. C’est grâce à eux que je m’en sortirai… » Parallèlement à la vente, une association lyonnaise le fait travailler, chaque midi, comme serveur.