Ils sont nos héros :
Qui sont
les vendeurs
de Macadam ?

..Premier journal de rue francophone, depuis 1993
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Qu'est ce que Macadam Journal ?
Macadam Journal est le premier journal de rue francophone vendu à la criée par les personnes en difficultés. Le premier numéro est paru en mai 1993.
Le vendeur l'achète 1 euro et le revend 2 euros. La différence, un euro lui est acquise...

Pourquoi Macadam Journal a-t-il connu
un tel engouement?
Parce qu'il "engage" tous ceux qui rencontrent des difficultés liées au non emploi sans exiger aucune qualification particulière. Parce qu'il leur permet de gagner de quoi vivre décemment, de retrouver -ou de garder- un logement, de manger tous les jours, de s'acheter des vêtements, de vivre "normalement" dans la société de consommation qui est la nôtre en ayant une couverture sociale.
Parce que le fait se retrouver une utilité sociale, et surtout d'avoir un dialogue avec ceux qui n'ont pas trébuché grâce à la vente d'un produit "noble" qui leur a rendu leur dignité. Parce que ces deux conditions étant réunies, les personnes précarises se restructurent et peuvent envisager de renouer avec la vie active traditionnelle. Pour ceux qui ne sont pas trop désocialisés, Macadam offre la garantie de trouver un boulot d'appoint entre deux périodes d'activité "normales". Parce qu'en laissant à chaque vendeur une autonomie totale tant au niveau financier (ils vendent ce qu'ils veulent) qu'au niveau organisationnel (ils vendent où ils veulent et quand ils veulent) Macadam constitue un véritable tremplin vers la réinsertion.

Pourquoi travailler avec Macadam Journal
en particulier ?
Il existe beaucoup de tentatives de réinsertion au travers d'initiatives associatives ou autres, mais elles ne rencontrent pas un tel succès: on ne peut dire à un chômeur de longue durée de venir travailler 8 heures par jour s'il est complètement désocialisé, ni à un jeune en margequi n'a jamais travaillé et qui ne touche aucune allocation!
Macadam, c'est le tremplin qui permet de vivreavant que le cheminement mental individuel rende au vendeur la volonté réelle de s'en sortir.
En outre, il ne faut pas le cacher, toute une série de gens, pour des raisons diverses, ne pourront jamais retrouver un emploi traditionnel. Seul Macadam leur permet de garder une place dans la société. En vendant un VRAI journal, entièrement rédigé par des journalistes professionnels qui apportent leur sooutien au projet, les vendeurs réaniment un ancien métier: vendeur à la criée. Macadam Journal est présent dans toute la France, en Belgique et en Suisse avec un réseau de proximité.

Comment fonctionne Macadam ?
Macadam Journal est édité par une association à but non lucratif, de type loi 1901: les Artissans du Macadam.
Macadam Journal dont le mode de diffusion est la vente à la criée embauche ceux dont aucune entreprise ne veut, ou ceux dont elles ont dû se défaire suite au climat économique actuel. Macadam Journal est donc L'entreprise de la troisième voie par excellence, dont la démarche audacieuse et innovante s'inscrit dans le souci de chacun aujourd'hui de ne pas laisser sur le bord du chemin un nombre croissant d'individus.

Aujourd'hui, Macadam journal c'est quoi ?
Macadam va fêter ses 15 ans. C'est l'âge de raison. C'est aussi une durée suffisamment longue pour pouvoir mesurer le bien-fondé d'une démarche particulière. Quinze mille vendeurs ont fait appel à nos services.
On considère que 90% de ces vendeurs ont retrouvé un emploi -même temporaire- . Sans compter le fait que les vendeurs, grâce à Macadam, allègent considérablement la facture sociale. Le rôle social et le rôle économique de Macadam Journal ont donc été largement rencontrés, au-delà de toute espérance. Le moment est donc venu de réaffirmer l'action et la place de Macadam et de rappeler les principes qui président à sa démarche: professionnalisme, rigueur, honnêteté intellectuelle.

Macadam Journal a-t-il encore une raison d'être?
Dans le contexte économique actuel, même si on parle de croissance le plein emploi relève de l'utopie. En outre, la notion de plein emploi est relative: elle signifie un taux de chômage ramené à 5%, ce qui signifie encore des milliers de gens sur le carreau... Une foule d'initiatives existent qui tendent à remettre sur pied les personnes en grande précarité. Plusieurs patrons français soutiennent - ou ont induit- des initiatives de solidarité vis-à-vis de personnes en difficultés. Mais ils ne peuvent agir ni à grande échelle, ni dans l'urgence. Des associations agissent sur le terrain avec une écoute et des aides alimentaires ou vestimentaires ou de logement d'urgence. Mais on ne peut concevoir à long terme une société dont les impôts prélevés sur les revenus d'une moitié de gens qui travaillent servent à financer des aides pour soutenir la moitié qui n'a pas accès à l'emploi pour différentes raisons. C'est toute la différence entre réinsertion et assistanat. Travailler avec Macadam Journal c'est y ajouter une connotation sociale majeure. Soutenir Macadam Journal, c'est cautionner une entreprise qui a "du sens".

 

 

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